Que signifie l'expression "droits ancestraux"?

Bien qu'il soit difficile de généraliser les définitions des droits ancestraux on peut affirmer que la plupart des peuples autochtones affirment que leurs droits sont inhérents et collectifs et sont dérivés de l'occupation ancestrale du territoire qui est maintenant le Canada et de l'ordre social antérieur à l'arrivée des Européens. Il est important de noter que ces droits sont revendiqués à la fois par les peuples indiens, inuits et métis du Canada.

Le Petit Larousse 2000 définit le mot "droit" en ces termes : Droit (bas latin directum, « ce qui est juste ») Ensemble des principes qui régissent les rapports des hommes entre eux, et qui servent à établir des règles juridiques.

Selon Delia Opekokew, avocate crie, la notion de « droit ancestral » comprend ce qui suit :

[…] la propriété des terres que nous avons occupées et utilisées traditionnellement et le contrôle et la propriété des ressources que recèlent ces terres — l'eau, les minéraux, le bois, la faune et les pêches. De plus, un tel droit « reconnaît la souveraineté du gouvernement autochtone sur notre peuple, nos terres et nos ressources ».

Ces notions de « droit » et de « règles juridiques » ne sont-elles pas, toutefois, des idées européennes qui nous ont été imposées?

Nos ancêtres n'avaient pas besoin de droits ou de permission pour survivre. La chasse, le piégeage, la pêche et la cueillette faisaient partie d'un cycle de vie qui existait depuis des milliers d'années et que chaque nation autochtone du continent respectait.

C’est seulement après l'arrivée des Européens et la destruction systématique de nos terres ancestrales de chasse et de piégeage, ainsi que des lacs et des rivières, que les peuples autochtones du Canada ont commencé à faire valoir LEURS droits. Leur droit de protéger ce que leur avaient légué leurs ancêtres, leur droit de survie!